La guerre tarifaire a mis en lumière combien nous sommes trop dépendants des États-Unis, autant en tant que client qu’en tant que qu’acheteur. Les agences web utilisent une palette de logiciels dont la propriété ou les sièges sociaux sont situés sur le territoire étasunien. Voici comment nous avons choisi de couper nos liens avec le marché et plus particulièrement les produits américains. Ceci n’affecte en rien notre clientèle, qui peut conserver ses habitudes de logiciels et de services. Il s’agit ici pour nous, au sein de nos outils internes, de dire au revoir aux produits américains.
D’abord notre examen de conscience envers notre dépendance numérique aux produits et services web américains
De nos systèmes d’exploitation à nos suites de logiciels, en passant par les serveurs de sauvegardes et la pléiade d’outils qui nous sont nécessaires pour vous livrer un service de qualité, nous avons trop souvent choisi les produits et services de notre voisin du sud. Nous l’avons fait par réflexe, par affinités, par habitude aussi… les yeux fermés.
Il ne nous est jamais venu à l’idée qu’un gouvernement américain déclenche une guerre tarifaire, encore moins que celui-ci s’obstine à nous offenser en tant que pays en nous suggérant de devenir un état annexé, avalé par parce que son chantage honteux et ses attaques économiques.
Nos clientes et clients comme le reste de la population sont inquiets. Plusieurs exportent, plusieurs importent, la vaste majorité aussi dépendent de la santé du portefeuille des Canadiennes et Canadiens pour leurs ventes.
De notre persévérance à boycotter les ÉU, mais surtout de couper notre dépendance envers celles-ci
Nous avons donc fait l’inventaire de ce que nous utilisons. Nous allons ici publier ce que nous jugeons sécuritaire de diffuser.
Pour notre hébergement, nous avons toujours choisi, et ce depuis 8 ans, l’entreprise montréalaise Wawapress. Nous privilégions déjà les systèmes d’exploitation open source avec les distributions Linux et bâtissons nos sites web sous WordPress, open source aussi. Évidemment, nos clients peuvent utiliser pour la gestion de leur site web les systèmes et logiciels qu’ils souhaitent choisir.
Exit aussi, pour nous, OneDrive et Google WorkSpace. Nous nous sommes tournés vers NextCloud et TheGood.cloud pour nos fichiers dans le cloud. Nous ne payons plus le services de Facebook qui nous « officialise » le nom « certifié ». Exit Facebook. Nous « surfons » désormais sous Vivaldi et la gestion des courriels en interface web se fait sous roundcube ou Rainloop. Vous constaterez aussi que nos visioconférence se déroule avec une solution open source, autant que notre système de gestion de rendez-vous et de réservation.
Engagés avec vous pour soutenir l’économie québécoise et canadienne
Nous croyons que nous devons accompagner tous les travailleurs et travailleuses, entreprises québécoises et canadiennes, dans leur effort de demeurer unis dans cette guerre tarifaire. Nous partageons votre indignation autant que vos inquiétudes. Nous sommes fiers de nous engager avec vous dans le boycott de notre voisin américain.

Martin Comeau œuvre dans le domaine du web depuis plus de 30 ans. Après avoir participé aux communications et au marketing de l’Académie Culinaire de Montréal fondée par Philippe Mollé, il dirige les communications de l’Association du Barreau canadien – Division Québec où il met en place l’un des premiers systèmes de diffusion documentaire en ligne destinés aux juristes québécois. Aujourd’hui, il accompagne les PME, travailleurs autonomes et organisations dans leur visibilité numérique, le SEO local, WordPress et Google Business Profile.
