Nous souhaitons tous plaire, ou du moins éviter de déplaire. Ainsi, pour faire plaisir, nous “likons” et partageons un nombre important de contenus qui, au fond de nous, ne représentent pas vraiment nos goûts ou nos valeurs. Dans la vie de tous les jours, dire que l’on aime tel ou tel repas quand on est invité et qu’on ne l’apprécie pas “pour de vrai” fait partie du savoir-vivre. Si on est d’ailleurs prêt à en assumer le risque (se le faire resservir la prochaine fois), grand mal nous en fasse. Sauf qu’en médias sociaux, les “likes” définissent le comportement des algorithmes de Facebook, Instagram, Tumblr, etc. Ainsi, ne soyez pas surpris de vous ennuyer de plus en plus de voir apparaître du contenu… qui ne vous intéresse pas.

Ils sont, en fait, le reflet de ce que nous prétendons aimer et ce que nous prétendons être, ce qui est plus ou moins près de la réalité

Des attentes irréelles envers les médias sociaux et leur profitabilité

Si nous likons des contenus qui ne nous intéressent pas réellement, ou pour ne pas vexer des ami-e-s, si alors on donne à Facebook des données d’appréciation faussée. Maintenant que nous savons qu’une vaste majorité des utilisatrices et utilisateurs font de même, peut-on alors réellement prétendre que les médias sociaux “représentent” adéquatement les valeurs, préférences, goûts, désirs et intérêts des usagers ?

Or, nous ne semblons pas faire ce raisonnement quand nous décidons d’inclure les médias sociaux dans nos plans de communications et marketing. Nous prêtons aux médias sociaux une valeur et une performance qui dépassent largement leur réalité. Ils sont, en fait, le reflet de ce que nous prétendons aimer et ce que nous prétendons être, ce qui est plus ou moins près de la réalité.

Ma résolution 2019 ? Sur instagram, ne liker que ce que j’aime pour vrai

J’ai choisi cette année sur une plateforme sociale, Instagram, de mettre un “coeur” uniquement sur les photos qui me touchent pour vrai, pour mes goûts artistiques réels, en photographie, en couleurs, en messages. J’ai réellement hâte de voir l’influence que ceci aura sur mon fil au cours des semaines et des mois à venir. Chose certaine, je me rends compte que j’ai de la difficulté à ne pas mettre de “like” sur le statut ou le “post” d’une cousine, d’une ou d’un ami, question de l’encourager… Malgré tout, comme chanterais Yvon Deschamps, allons donc plutôt dans la vraie vie et “Aimons-nous quand même !”