Regard éthique sur les effets environnementaux des technologies numériques au Québec : l’impératif de la sobriété numéque. C’est le nom du rapport de la Commission de l’éthique en science et en technologie. La CEST pour faire bref avec l’acronyme. Retour sur la couverture de presse occasionnée par ce son de cloche des impacts du numérique et de son rapport d’un peu plus de 100 pages. Nous avons inséré plus bas dans ce billet le rapport complet.
Éveil des consciences sur les impacts du numériques
D’abord c’est l’article de Stéphane Blais, de La Presse Canadienne, publié sur le site de La Presse le 15 octobre 2024, qui a attiré notre attention. Il y stipule les recommandations faites au gouvernement.
« La Commission de l’éthique en science et en technologie (CEST) met en garde le gouvernement sur les effets néfastes des technologies numériques sur l’environnement et présente 16 recommandations destinées à accompagner les décideurs publics dans une démarche de sobriété numérique. »
Stéphane Blais révèle dans son article l’éveil des consciences sur les conséquences du numérique sur l’environnement, notamment. : « Cet avis a été rédigé, « car de plus en plus de voix dans le monde se posent des questions sur l’impact environnemental des technologies numériques », a indiqué le chercheur Martin Deron, l’un des experts consultés par les auteurs de l’avis.«
« Le cloud n’a en fait rien d’un nuage. Le numérique repose sur une infrastructure gigantesque… »
Or quand on consulte le rapport du CEST, ce sont dès les premières ligne du sommaire que l’on met le doigt sur la perception faussée que nous avons des réels impacts. » Les technologies numériques ont longtemps été perçues comme étant essentiellement bénéfiques pour l’environnement, promettant une faible empreinte écologique et apportant une aide indispensable à la lutte aux changements climatiques. Pourtant, l’empreinte environnementale de ces technologies ne cesse de s’accroître. La terminologie associée au numérique laisse présager des technologies qui ont peu de conséquences matérielles. Le virtuel, la dématérialisation et l’infonuagique sont de bons exemples de mots qui contribuent à détourner l’attention du caractère matériel, pourtant bien réel, du numérique et de ses conséquences environnementales grandissantes. Le cloud n’a en fait rien d’un nuage. Le numérique repose sur une infrastructure gigantesque, des terminaux utilisateurs jusqu’aux immenses centres de données rendus nécessaires par la multiplication incessante de la quantité d’information produite et partagée, en passant par d’innombrables objets connectés… »
Dans son communiqué de presse présentant son rapport, on comprend tout de suite l’urgence de lever le voile sur les réels impacts de la terminologie trompeuse qui masque les réels conséquences du numérique. « Pour élaborer cet avis, la CEST a mis sur pied un comité d’experts et a consacré un temps considérable à l’analyse de la littérature scientifique. L’empreinte environnementale du numérique soulève des inquiétudes croissantes. Des termes comme « virtuel », « artificiel » et « infonuagique » cachent la réalité matérielle des technologies numériques ainsi que leur vaste infrastructure composée de centres de données, d’objets connectés et de câbles réseau, dont l’expansion croissante engendre une consommation préoccupante d’énergie et de ressources naturelles. »
Nous vous invitons à consulter le rapport du CEST dans le module suivant.

Martin Comeau œuvre dans le domaine du web depuis plus de 30 ans. Après avoir participé aux communications et au marketing de l’Académie Culinaire de Montréal fondée par Philippe Mollé, il dirige les communications de l’Association du Barreau canadien – Division Québec où il met en place l’un des premiers systèmes de diffusion documentaire en ligne destinés aux juristes québécois. Aujourd’hui, il accompagne les PME, travailleurs autonomes et organisations dans leur visibilité numérique, le SEO local, WordPress et Google Business Profile.

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