On reconfine et on garde plein d’espoir !

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On reconfine et on garde plein d’espoir !

Montréal est passé en zone orange, en regard du COVID-19, et en date de la rédaction de ce billet. Je vous confesse aussi que les derniers mots du ministre de la santé du Québec, Christian Dubé, ne me surprennent guère. Il suffisait de se tourner un peu la tête pour comprendre que le relâchement allait nous revenir sous le nez.

J’ai vu beaucoup des miens, de mes proches, de mon entourage, s’effrayer (souvent à juste titre) et d’autres fois dans une panique insensée, exiger des mesures que plus tard, au fil des mois, ils et elles ont laissé de côté. J’ai été la cible de jugements en début de crise lorsque je n’ai pas cédé à l’énervement parfois disproportionné, sans pour autant relâcher des règles de base :

  1. Je m’imposais et m’impose le masque ;
  2. J’ai des distributeurs de désinfectant à la maison et sur moi ;
  3. Je pratique, chez moi comme à l’extérieur, la distanciation sociale ;
  4. Je ne m’impose pas de rencontres inutiles chez moi, encore moins à l’extérieur ;
  5. J’évite les regroupements inutiles, et si je dois en être, je respecte ce qui précède.

C’était simple, ce l’est encore, 5 petites choses de rien. Tu te balades dans un couloir, tu croises des gens, tu portes un masque. Tu dois croiser des gens, tu gardes une distance, tu as envie de célébrer dans la cour, chez toi ? Tu respectes aussi les normes du ministère de la sécurité publique, de la santé et des services sociaux, la direction de la santé publique. Pourquoi pas ?

Oui je suis en colère, parfois assommé, parfois tout simplement triste

Je ne ferai pas plus le tour de ma situation que vous auriez envie de faire le tour de la vôtre. Nous avons tous et avons encore nos défis de pandémie. La vie intérieure, mentale et spirituelle, personnelle et affective, doit s’harmoniser avec la vie familiale, professionnelle, économique, sociale… Je n’ai ni davantage ou moins à gérer que chacune et chacun.

Sauf que je me suis imposé les 5 règle que l’on peut lire plus haut. Venir me côtoyer ici s’est fait dans le respect, en pandémie, des règles édictées plus haut. J’ai demandé aux gens qui venaient me visiter de respecter mon milieu de vie, l’endroit où j’habite pour le bien de celles et ceux qui y habitent. Des gens fragilisés m’entourent ce bâtiment. Il en va d’une responsabilité commune de s’assurer de garder l’endroit à un niveau de risque qui respecte, à tout le moins, les règles si simple de la direction de la santé publique. On a même la responsabilité de le faire si les autres ne le font pas. Nous nous protégeons alors, nous protégeons nos proches, nous protégeons les autres, contre leur gré, malgré eux. En respectant les règles, nous les aimons à notre façon.

Ma petite agence reconfine. Avec vigueur et rigueur. Ce n’est pas dans la joie et l’enthousiasme que je vois venir novembre, l’hiver, voir des gens mourir et souffrir, jugeant les autres sans même respecter quelques 5 petites règles pour tous nous aimer. Je reconfine pour me protéger aussi, parce que je crois en la science, aux alertes, aux solutions qui sont les seules pour nous actuellement : cesser de penser juste à notre confort et passer ce sale temps en se protégeant les uns les autres. Je confine parce que derrière la bêtise humaine de banaliser, nier, il y a des personnes vulnérables, un système de santé où femmes et hommes se sacrifient ainsi que leurs proches, pour soigner chacune et chacun de nous qui, malgré la conscience des risques, pourront ou non être frappé-e-s.

Je confine aussi parce que mon tour est passé

Je ne suis pas la pire victime de la pandémie. Les enfants qui commencent la vie et à qui cette pandémie vole l’innocence sont les premières victimes. Ces enfants qui n’ont pas notre capacité émotionnelle et affective pour recevoir toute la dose de changements qui s’opèrent et qui sont sous la charge responsable ou non des parents. Ces touts-petits, ces enfants, ces adolescent-e-s dont le projet de vie, les rêves, les espoirs crayonnés viennent de prendre un solide virage dans le mur dirait de Ministre de la Santé, je confine pour elles et eux. Moi je m’en tirerai, sinon, j’aurai été grand, eu mes chances, eu la chance de l’amour, la tendresse, la vie, les opportunités, l’émerveillement, la passion, les rires aux larmes, les larmes de beauté, j’aurai eu ma joie de vivre. Je refuse cependant de les tenir confiné-e-s plus longtemps par ma lâcheté d’affaiblir la propagation de ce virus en ne pensant qu’à moi.

 

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